Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Eléments de conversation pour briller en société
Publicité
14 octobre 2024

Suicide du néo-féminisme : 13 octobre 2023

 

Suicide du néo-féminisme

 

Une commémoration oubliée : le 13 octobre 2023, le néo-féminisme s’est ouvertement suicidé.

Il est désormais indigne de prétendre protéger la cause des femmes.

 

Le 13 octobre 2023, sous la pression de diverses associations, la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW)  condamne les  attaques du 7 octobre à l’encontre des femmes israéliennes.

Le 13, après une semaine de tergiversations. On rappellera le slogan Me Too «  Victimes, on vous croit » doit être la première réaction d’une organisation féministe. Celle-ci a fini par céder aux pressions. Elle le fait en 30 mots, tant cela lui arrache la gueule. « L’ONU Femmes condamne les attaques contre des civils en Israël et dans les territoires palestiniens occupés et est profondément alarmée par l'impact dévastateur sur les civils, notamment les femmes et les filles. »

« UN Women condemns the attacks on civilians in Israel and the Occupied Palestinian Territories and is deeply alarmed by the devastating impact on civilians including women and girls. »

 Puis ayant tout dit sur le sujet -sans éprouver le besoin d’évoquer les actes de torture, les viols collectifs, les enlèvements, sans jamais mentionner le Hamas, l’ONU Femmes passe au plus important, qui occupe près de 200 mots, c’est-à-dire l’aide humanitaire aux Palestiniens.

Il faut préciser que ce communiqué du  13 octobre est diffusé 14 jours avant l’intervention militaire israélienne et les bombardements de Gaza qui commencent   le 27. L’ONU Femmes a pris les devants : le discours est déjà prêt.

 

Quant à  Me Too International, il s’est tu, pour des raisons qu’il n’a pas jugé bon de dévoiler.  On peut lire l’article du quotidien belge Le Vif titré « Les femmes, ces oubliées du massacre du 7 octobre qu’on refuse d’entendre » <  https://www.levif.be/opinions/cartes-blanches/les-femmes-ces-oubliees-du-massacre-du-7-octobre-quon-refuse-dentendre/

 

Le corps de la femme est devenu un champ de bataille. Les femmes crient, les néo-féministes regardent ailleurs.

Au fait, comment distinguer une féministe d’une néo-féministe ?

Face à un viol, une féministe s’indigne et réclame justice, une néo-féministe demande si l’auteur est racisé ou ex-colonisé…

Pour compléter, on peut constater que cette attitude des néo-féministes se manifeste depuis plusieurs années. Lire  http://midsky.canalblog.com/archives/2021/06/07/39005766.html

 

Document disponible : https://asiapacific.unwomen.org/en/stories/statement/2023/10/statement-on-the-situation-in-israel-and-the-occupied-palestinian-territory

« UN Women statement on the situation in Israel and the Occupied Palestinian Territory

Date: Friday, 13 October 2023

UN Women condemns the attacks on civilians in Israel and the Occupied Palestinian Territories and is deeply alarmed by the devastating impact on civilians including women and girls.

We reiterate the UN Secretary-General’s call to all parties to ensure the safety of civilians and civilian infrastructure. International Humanitarian Law and Human Rights Law must be respected and upheld.

The humanitarian situation in Gaza was dire before these hostilities and has now severely worsened. This exacts unjustifiable and specific costs on women and girls. The demand to immediately relocate 1.1 million people from northern Gaza, while the entire territory is under siege, is extremely dangerous.

We reiterate the Secretary-General’s call today for unrestricted access for humanitarian actors into Gaza, including the United Nations, to provide aid to the most affected. This is essential to address the desperate, immediate needs of women and children, including to food, water, and protection. We also join in his call for the immediate release of hostages. »

UN Women has been supporting Palestinian women since 1997 to achieve their social, economic, and political rights. We remain present on the ground to provide support and assistance and will do so for as long as it takes.

Publicité
4 octobre 2024

LFI Spectacle, politique, conflit: "Nous" contre "Eux"

L.F.I. : Spectacle, politique, violence  : « Nous » contre « Eux »

 

 

Un spectacle bien organisé

 

Le spectacle donné sans interruption par les députés de « La France Insoumise »  a étonné certains citoyens qui ont pu incriminer une  humeur ronchonne ou une aigreur d’estomac qui aurait pollué le groupe.

 

En vérité, le show est pensé et  illustre une théorie politique mise en œuvre par LFI.

La théorie n’est plus, comme naguère, dans la poche du Vieux (Léon Trotsky) mais dans celle d’une philosophe belge, professeur à l’université de Westminster, Chantal Mouffe.

Le Monde et Le Point en 2016 lui avaient déjà consacré un article : « Chantal Mouffe, la philosophe qui inspire Mélenchon » (< Le Monde, 26/12/2016) ; « Chantal Mouffe, la penseuse qui se cache derrière Mélenchon » (Le Point. Une vidéo les réunit pour une conférence à deux voix, « L’heure du peuple (You tube 21/10 2016)

La théoricienne (elle se donne volontiers ce terme) n’est pas avare d’interviews, de vidéos qui peuvent éviter de lire des ouvrages qu’il n’est pas interdit de trouver répétitifs.

Emotion, passion, déraison

La  conscience militante exigeait pour les anciennes générations la lecture de volumes qui garnissaient les bibliothèques marxistes.   Désormais, elle s’ébat dans un champ moins austère.

En effet,  la réflexion n’est plus de saison. Mouffe constate qu’ il « ne suffit pas « de présenter des arguments rationnels aux gens afin de les convaincre. Lorsqu’on lutte contre une passion, la seule façon de triompher, c’est de développer une passion plus forte. » (Ch. Mouffe, Le Monde 10/04 /2016)

A l’époque des argumentaires tweetés en quelques dizaines de caractères, façon Donald Trump,  le renouveau de la gauche (Mouffe se positionne à gauche, j’aurais dû le préciser) se situerait dans la formule rapide, dans le slogan publicitaire.

Grâce aux émotions bien orchestrées, il sera possible de récupérer « le ressentiment »  légitime des électeurs du Rassemblement national. En effet, Marine Le Pen « a eu conscience du rôle des passions, de la nécessité de créer des identifications collectives, il faut donc suivre ses traces et développer un « populisme de gauche » (Mouffe, La Révolution démocratique verte, 2023). 

On ne s’étonnera pas que Mathilde Panot ait dû parfaire sa culture politique défaillante en écoutant les discours de Blum cet été, tout en faisant du vélo. A propos de sa bévue, voir la  vidéo, note  1

 

La fin du peuple et la consécration des minorités

Mais être ému seul est un plaisir  bien solitaire, c’est dans le sein d’une masse qui ressent les mêmes désirs et surtout les mêmes haines que l’individu trouvera le sens de son action.

L’individu en question n’est plus le prolétaire, cheville ouvrière de la révolution, mais tout le monde, où n’importe qui, comme on voudra. Dans son jargon, Chantal Mouffe affirme : « Les agents sociaux sont constitués de différentes positions de sujet. On peut se revendiquer femme, blanche, française, mais aussi homosexuelle, travailleuse et citoyenne » (Le Point, 22 juin 2022). Car le peuple est « une construction politique, une chaîne […] entre les demandes démocratiques, celles de la classe ouvrière mais aussi celles des féministes, des LGBT, des immigrés, des chômeurs, des défenseurs de l'environnement, de la lutte antiraciste, etc. » 

Le peuple se délite comme unité sociale et reparaît comme éléments disparates d’un patchwork manifestant la bonne vieille convergence des luttes tous azimuts menées ici ou là contre tous les «dominants».   

Et voilà pourquoi Rima Hassan est apparue en majesté au côté de JLM, keffieh en bataille pour bien signifier le rôle qui lui avait été assigné de sensibiliser les « quartiers » et de rappeler la position de LFI envers « l’entité sioniste ». Rappel : elle venait d’être élue au Parlement européen et n’avait pas d’autre raison d’être exhibée à la tribune où Mélenchon se félicitait des résultats du premier tour des législatives.

Ainsi disparaît peu à peu des écrans et des discours l’image traditionnelle du prolétaire, symbole de la gauche. Pierre Mauroy, en 2002,  avait anticipé ce bouleversement : : « L'évolution de la société, qui assimile la classe ouvrière au fourre-tout de la classe moyenne, ne doit pas faire oublier dans nos discours et dans nos actes notre électorat populaire ». Voir note 2 sur l’abandon de la classe ouvrière par le PS

Un magazine avait remarqué qu’en 2017, Mélenchon avait utilisé 10 fois  le mot « camarades », évoqué 7 fois les « communistes » et interpellé 456 fois « les gens ».

« Les gens » ! On ne peut pas ratisser plus large ! JLM n’aime pas le vocabulaire désuet : « Il faut utiliser les mots de travailleurs, d'ouvriers ou d'employés : ce ne sont pas des gros mots ! », ajoutait Mauroy.

« Adieu camarades, bonjour les gens » titrait alors Paris-Match. (note 3)

   

Droite et gauche. Le populisme

La conséquence vient logiquement : « La frontière droite-gauche traditionnelle ne doit pas être rétablie » ; il faut désormais « en créer une autre, de manière populiste […]. Le populisme n’est pas une idéologie, c’est une forme de construction de la politique, c’est la façon d’établir la frontière entre ceux d’en bas et ceux d’en haut, le peuple et l’establishment. » (Mouffe, interview, Le Monde,  avril 2016)

Bien sûr, il est étrange que ce méli-mélo recoupe le « et droite et gauche macroniste ». Mais Mouffe a lu le rapport de Terra Nova, le think tank du PS, publié en 2011, qui a fait scandale à gauche.  Ce court document préconise de considérer un nouvel électorat urbain comprenant « les diplômés », « les jeunes », « les minorités des quartiers populaires » et « les femmes » : tous unifiés par « des valeurs culturelles et progressistes », bien évidemment.

On a bien saisi que la classe ouvrière se tournant vers le RN, il faut bien attirer une masse électorale encore vierge d’idéologies et jusqu’à présent, réticente au vote. Le vote communautaire était une cible de choix, particulièrement tentante.  

 

Le temps du conflit : « Nous » contre « Eux »

Malgré ce copinage surprenant entre la théoricienne  gauchiste, ses insoumis, et les « sociaux-traîtres » du PS qu’ils méprisent copieusement, Mouffe abat ses cartes. Nous voilà au cœur de la théorie. L’émotion, la passion entrevues précédemment commencent à prendre forme, celle de l’agressivité, voire de la haine.

La social-démocratie, dit-elle dans Agonistique, (2014, page 28) a fait fausse route en suivant le chemin de la concertation qui ne fait que conforter le néo-libéralisme car «l’antagonisme existe dans toute relation humaine » . Le conflit ne doit pas être éradiqué « puisque la spécificité de la démocratie pluraliste est précisément la reconnaissance et la légitimation du conflit ». La possibilité d’un consensus sans exclusion qui exigerait la construction d’un « Nous » auquel ne correspondrait aucun « Eux » est impossible. « Il n’y a pas de démocratie possible dans le consensus » dit JLM ( You tube, « L’heure du peuple » ; 39’52’’)

En bref, l’existence politique exige  la présence d’un ennemi. C’est le seul moyen d’échapper à l’acceptation de la mondialisation néo-libérale.  Le conflit (« antagonisme », dans le vocabulaire de Mouffe) entre des projets de société opposés (« hégémoniques » dixit la théoricienne) révèle l’opposition des deux camps: « Eux » et « Nous ».( L’Illusion du consensus,  2016,p.22). Si cette « hégémonie collective » populaire fait défaut, alors se font jours de fausses oppositions telles que « musulmans/non-musulmans » ( JLM, vidéo ; 38’)

Le conflit a un « caractère pédadagogique ». Il faut « avoir le courage de chercher le conflit » et « jeter une pierre à l’endroit où la vitrine est la plus fragile » de façon à faire réfléchir (JLM 41’-42’).

Le clivage doit s’exercer dans tous les domaines.

Quelques exemples, qui n’impliquent pas nécessairement LFI, en particulier) :  

Refus de concertation : « La divergence était claire dès 20 h 2 le 7 juillet, lorsque Jean-Luc Mélenchon a pris la parole pour assener : « Tout le programme du NFP, juste le programme du NFP et rien que le NFP ! » et que les dirigeants des autres partis de gauche ont suivi, comme si le NFP avait la majorité absolue » (R. Glucksmann).

Interdiction de conférences dans les facultés (François Hollande interdit de parole, entre autres),

Injures et menaces :  Le secrétaire du PCF traité de collabo, tout comme Ruffin, quand il a été « purgé » par LFI.

Rima Hassan, s’adressant au député F.-X Bellamy: « La lâcheté qui vous anime ici est la même que celle qui est dans votre regard vide et fuyant quand je vous croise dans les couloirs du Parlement européen. Tremblez. Ce n'est que le début. « 

Provocations :   Les députés LFI Soudais et Simonnet qui ont accueilli en décembre 2022 à sa descente d’avion Salah Hamouri, qui venait d’être expulsé d’Israël après sa condamnation pour tentative d’assassinat. Et les deux députées de saluer leur héros dans des termes soigneusement choisis : « Nous sommes venu.e.s accueillir Salah Hamouri à l'aéroport, après sa déportation orchestrée par Israël. Beaucoup d'émotions, mais la présence de tous les camarades réchauffait le cœur. » [Note : A la descente du train, les déportés étaient accueillis par les SS]

 

« Jean-Luc Mélenchon, a comparé le président de l’université de Lille au dignitaire nazi Adolf Eichmann, après l’annulation de la conférence qu’il devait tenir avec l’activiste franco-palestinienne et candidate aux européennes Rima Hassan. » (Libération avril 24) 

Résumons.

Les passions poussent « les gens » à se grouper en communautés diverses (couleur de peau, identité de genre, sexe, situation sociale, etc. ) qu’unissent le sentiment d’être discriminés  par le néo-libéralisme. Ils forment le clan des « Nous ». En face, l’oligarchie, et plus généralement tous ceux qui acceptent cette situation : « Eux » Ceux-ci subissent le combat « antagoniste » et doivent être réduits, sans pitié. Y compris les mollassons qui hésitent, attendent, ne prennent pas position …

 

Le temps du conflit : l’ennemi devient un adversaire (sic)

Mais si la « démocratie de délibération » est considérée comme une trahison et une route sans issue pour les sociaux-démocrates, le consensus reste une voie de choix à l’intérieur du camp radical ! Voyons le processus.

Dans le camp des dominés  (« Nous ») de toute sorte il est possible que des interprétations différentes subsistent ; mais c’est là une confrontation « agonistique » ( et non pas « antagoniste ») entre « adversaires » qui , reconnaissant le même but, sauront s’entendre sur un programme, sur son application et son calendrier.

Pour le dire autrement, l’antagonisme virulent et nécessaire  « Nous »/ « Eux », se résoudra donc par une simple confrontation « agonistique » entre partenaires-adversaires qui auront pu trouver une entente parce qu’ils « reconnaissent la légitimité de leurs opposants ».

Il est bien clair que, pour ce qui le concerne,  l’ennemi n’a aucune légitimité. Il n’est pas interdit d’avoir froid dans le dos en lisant  ces théories, et en se rappelant que Mouffe a puisé dans la pensée de Carl Schmitt, penseur nazi. Pour en savoir plus, voir note 4

On a du mal à croire à une belle réconciliation : Ruffin comme Roussel ont été comparés au pétainiste Doriot par les/ des militants de LFI… Comme la Stasi n’est pas là, les opposants ont simplement pris congé du parti…

L’ histoire politique a peuplé les cimetières de ces amis du même camp, opposés sur un projet quelconque et, qui, d’amis deviennent « ennemis » sans jamais passer par la case « adversaires » ( ou alors dans des camps de rééducation) pour finir emprisonnés puis abattus d’une façon ou d’une autre.

Leurs ombres sont légions : Robespierre envoie Danton à la guillotine ; les bolcheviks laminent les  mencheviks ; Staline fait assassiner Trotski ;  Mao destitue le président de la République Liu Shaoqi  et l’emprisonne jusqu’ à ce que mort s’ensuive, etc.

Ruffin, Autain, Corbière devraient faire preuve de prudence…

 

Droits de l’homme et Laïcité

On a bien saisi que l’existence politique d’un individu tient à son adhésion- qu’on suppose libre- à un groupe, ce qui pose le souci des droits humains.

Ces droits sont-ils universels, doivent-ils s’appliquer partout et toujours  sur le modèle de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ?

Question simple, réponse plus complexe: Ces droits «pourraient continuer à jouer un rôle à condition d’être reformulés de façon à permettre une multiplicité d’interprétations » (Mouffe, Agonistique, p.51).

Si le but des droits de l’homme est bien d’assurer la dignité de l’individu, l’Occident a oublié que celui-ci est «intégré au sein de rapports sociaux multiples ». Ainsi, ajoute Mouffe, dans  de nombreuses cultures, l’autonomie « si primordiale dans le discours occidental laisse la place à une prise de décision […] moins individuelle et plus coopérative ».

Conclusion, il faut donc « aménager un espace au pluralisme  des cultures, des modes de vie et des régimes politiques ».

En clair, les « identifications collectives » font que l’individu doit suivre les traditions, la religion imposées par le collectif. Il aura alors toute sa dignité au prix de sa liberté de penser, valeur individualiste petite-bourgeoise, comme chacun sait.

La laïcité subira une torsion semblable. Intellectuels et activistes, dit Mouffe, (Agonistique, p.57) élaborent, partout dans le monde, des « formes de démocratie  inscrites dans leurs traditions culturelles et religieuses » et travaillent à réconcilier souveraineté divine et souveraineté populaire. « Le peuple se charge de mettre en œuvre ce que Dieu a ordonné ». Telle devient la laïcité dans le monde « agonistique ».

Bon…  Et Mélenchon, dans ce gloubi-boulga ? Le gauchissement des droits de l’homme et de la laïcité est présente dans le programme de gouvernement  LFI de 2022 qui évoque la notion de créolisation  la France est « un pays créolisé où chaque être humain s’enrichit de sa relation aux autres ». Belle formule qui cache une réalité moins clinquante.

Quant au terme « créolisation », il est défini par le poète antillais Edouard Glissant.». (note 5) : « Il y a créolisation, quand le mélange des cultures crée quelque chose de nouveau, qui n’appartient à aucune des cultures qui la compose ». Glissant rejette "l'universalisme attaché à la République et à l'esprit français [c’est] une valeur usée, une négation des humanités au pluriel."

Notion et propos de Mouffe, repris par Mélenchon et qui doit susciter l’enthousiasme des Indigènes de la République pour qui  « les spiritualités chrétiennes, musulmanes, juives, les religions dites traditionnelles d’origine africaine, antillaise, ou d’ailleurs » deviendront « des composantes à part entière de l’identité de ce pays [ la  France]». […] « La lutte anticoloniale est donc nécessairement la lutte pour une autre communauté politique . S’il fallait ébaucher une autre France comme « nation », il faudrait l’imaginer comme réalité historique ouverte. »  (H. Bouteldja, Nous sommes les Indigènes de la République, 2012, page 64).

 

Pour finir…

Dans son blog à la suite de l’assimilation du président d’université de Lille à Eichmann, JLM  considère comme responsables  « tous ceux qui étant informés du crime, ne réagissent pas et ne font rien pour l’empêcher. Et cela même s’ils n’en sont pas directement partie prenante ni de près ni de loin géographiquement. » (note 6)

Le clivage théorisé par Mouffe atteint son point culminant : « Nous » contre « Eux », c’est-à-dire le reste du monde !

 

***

 

Chantal Mouffe :  L’Illusion du consensus, Albin Michel, 2016 ; Agonistique, 2014, éd. Beaux-Arts de Paris

Vidéo : Chantal Mouffe, J.-L. Mélenchon: «L'HEURE DU PEUPLE» (21/10/2016) :

https://www.youtube.com/watch?v=FtriFMxsOWw

 

Note 1 https://www.lefigaro.fr/elections/legislatives/mathilde-panot-assure-qu-elle-a-plus-d-experience-parlementaire-que-leon-blum-en-1936-puis-se-rend-compte-de-son-erreur-20240621

Note 2  .    https://www.leparisien.fr/politique/la-classe-ouvriere-existe-05-04-2002-2002958575.php

Note 3. https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Melenchon-adieu-camarades-bonjour-les-gens-1226144

Note 4  https://www.liberation.fr/debats/2016/08/03/carl-schmitt-le-penseur-de-l-ennemi_1470100/

Note 5   https://www.radiofrance.fr/franceinter/notre-peuple-s-est-creolise-5-questions-autour-de-ce-concept-repris-par-jean-luc-melenchon-3633660

 

Note 6.   https://melenchon.fr/2024/04/19/eichmann-ou-gustavo/   

7 mai 2025

Les universitaires américains débarquent !

Les universitaires américains débarquent !

 

Trump ayant renoncé à se faire rembourser  les frais occasionnés par le débarquement en Normandie du 6 juin 44, se vengerait-il  en nous expédiant les universitaires qu’il a licenciés ?

 

On peut en effet penser que les US ne vont pas se débarrasser de leurs têtes pensantes en sciences dures.

Par contre leurs départements de « cultural studies » sont sur le départ. Trump n’apprécie guère ces spécialistes du genre, de la domination patriarcale, de la fragilité blanche, soucieux de « safe place » et de « trigger warning », aptes à fabriquer des « sensibility readers » qui réécriront les articles de presse voire les oeuvres littéraires pour qu’aucune minorité ne se sente discriminée .

  (Note : la France reconnaissant 26 critères de discriminaion interdits par la loi, donne une belle espérance de travail à ces  post-graduate  (< https://www.themis.asso.fr/les-25-criteres-de-discrimination-interdits-par-la-lois/ )

 

PETIT QUIZZ AVANT DE COMMENCER   (et avant de lire ce qui suit !)

Ces sujets de recherche sont-ils inventés par un réac fascisant pour déconsidérer les cultural studies ou ont-ils vraiment été menés ? Réponses dans la suite de cet article.

1 Etude féministe des glaciers et vue nouvelle sur l’emprise patriarcale que subissent les femmes.

2 Etude des relations canines dans la parcs de l’Oregon  et culture du viol dans notre société.

3 Etude de psychologie appliquée éco-féministe : analyse des manifestations de la contrariété dans les groupes de gastéropodes à identité de genre masculin.

4 La domination masculiniste et la crelation avec les animaux.

5 Transarchitecture et homosexualité.

6 L’animal est une catégorie politique ou un fait biologique ?

 

Quelques joyeusetés universitaires américaines

 

Nature, droits des femmes et des animaux

(traduction google depuis. https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0959353518759562?journalCode=fapa

Les écoféministes et les défenseurs des droits des animaux ont établi un lien entre l'oppression des femmes et celle des animaux. […] Nous avons examiné la relation entre les rôles de genre et les attitudes envers les animaux auprès d'étudiants de premier cycle (260 hommes et 484 femmes) d'une université publique du Texas. […]

Comme prévu, les justifications en faveur de la consommation de viande étaient positivement corrélées aux attitudes sexistes ainsi qu'aux rôles de genre traditionnels, et négativement corrélées aux attitudes transcendant les rôles de genre. […] Nos résultats ont empiriquement soutenu « la thèse de l’oppression liée », selon laquelle les attitudes liées au genre et aux animaux sont liées. 

 

Tout est possible

Trois jeunes universitaires américains américains, James Lindsay, Helen Pluckrose et Peter Boghossian, ont proposé des articles complètement loufoques  à des revues réputées. 

Sur 20 articles, 7 ont été acceptés par les rédactions et publiés. 

Le Wall Street Journal ( Fake News Comes to Academia

How three scholars gulled academic journals to publish hoax papers on ‘grievance studies.) s’est fait l’écho de leurs articles, notamment celui paru dans  Gender, Place & Culture consacré à l'inconduite sexuelle des chiens dans les parcs de Portland, dans l'Oregon. L’auteur de cette étude admet que  «[son]  propre cadre anthropocentrique» rend difficile l'évaluation du consentement des animaux. Il affirme néanmoins que les parcs pour chiens sont des «boîtes de Pétri pour la culture du viol  canin» et lance «un appel à la sensibilisation aux différentes façons dont les chiens sont traités en fonction de leur sexe et de leurs comportements queering. (< Le Point :"la sociologie est un sport de coups bas")

 Une des contrefaçons du trio consistait en une réécriture à la sauce «intersectionnelle » d'un chapitre de Mein Kampf – un article accepté par la revue Affilia, mais qui n’a pas été publié in extremis. Voir l’article dans lequel la rédaction reconnaît son erreur. 

 

Tout est authentique !

Les études suivantes sont le fait d’universitaires très sérieux ( par rapport à leurs propres critères). L’effet n’est pas bien différent des précédentes. Voici quatre exemples.

 

Chauds comme la braise, les glaciers !

En 2016, des membres de l'université de l'Oregon, financés par les deniers publics de la National Science Foundation, ont pour ambition de révolutionner la recherche sur les liens entre « genre et glaciers ». Un domaine, il est vrai quelque peu oublié par la science traditionnelle. Appelant à une « approche féministe postcoloniale » de la glaciologie, leur étude « Glaciers, gender, and science: A feminist glaciology framework for global environmental change research »  est publiée dans la revue Progress in Human Geography.  

Traduction Google: : « Les glaciers sont des icônes du changement climatique et environnemental. […] En fusionnant les études féministes postcoloniales et l'écologie féministe politique, le cadre d'étude de glaciologie féministe permet une analyse robuste du genre, du pouvoir, et des épistémologies dans des systèmes socio-écologiques dynamiques, conduisant à une science et à des interactions Glaces/Humains plus juste et équitable. »

Pour les curieux, se reporter à l’interview de l’historien des sciences, Mark Carey sur le site.  https://www.science.org/content/article/qa-author-feminist-glaciology-study-reflects-sudden-appearance-culture-wars

 Femme et vagin : qu’en penser ?

Une belle étude sur 55 femmes établit qu’il y a bien un rapport entre un vagin et le fait d’être une femme.

 https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0277539505000841

 

Freud: "la femme est un continent noir"

Un sujet négligé a été étudié dans Researchgate.net  par  Jennifer C. Nash, professeure associée à Harvard : "Black anality". Elle a  visionné des sites pornographiques pour analyser « un espace sous-étudié mais « surdéterminé » par l’idéologie, le discours, la représentation… L’étude affirme que que la chair féminine noire devient l'espace matériel où se réalise cette convergence. ».  A lire, en anglais, https://read.dukeupress.edu/glq/article-abstract/20/4/439/34905/Black-Anality?redirectedFrom=fulltext

Où l’on apprend qu’il faut respecter les chats, les rats, les sangsues et peut-être même les guéridons- sait-on jamais ?

Flo Morin ne se prononce pas sur le mobilier- en attendant de prochaines études, sans doute-. Elle  écrit : « de la même façon que la race ou le genre, l’espèce n’est pas un fait biologique, mais une catégorisation politique ». Il est donc normal de reconsidérer le corps « comme étant toujours déjà habité, constitué par le non-humain »et donc de repenser les rapports sociaux à la lumière de cette révélation.

Etude qui intéresse les universitaires français puisque le site français Cairn, s’en fait l’écho. https://shs.cairn.info/encyclopedie-critique-du-genre--9782707190482-page-54?lang=fr

Jetons rapidement quelques notes pour tenter de comprendre l’origine de ces égarements US.

 

Et moi, et moi, et moi...

A l’origine de la recherche, il y a l’identité du chercheur .Comprenons sa culture ( au sens sociologique : les traditions, les habitudes quotidiennes, l’éducation familiale, la religion…). Bref, tout ce dont le sociologie et l’ethnologue se débarrassent pour coller plus objectivement à l’objet de leur étude. Grave erreur de M.O.B. (mâle occidental blanc) qui pense pouvoir se débarrasser dans son travail de ses préjugés originels auxquels il est en vérité assigné.

 

Je pense donc je suis... mon objet d'étude

Le site New Real Peer Review présente avec humour des études qu’il juge outrageusement auto-centrées. (Le site est instable.

Voir https://www.lepoint.fr/societe/glaciers-sexistes-cafes-racistes-le-palmares-des-etudes-universitaires-les-plus-absurdes-16-04-2018-2210938_23.php)

Dans une étude d'« auto-ethnographie », une universitaire américaine explique en préambule qu'elle va principalement évoquer ses « propres identités, étant une femme blanche et queer dans le Grand Sud », de surcroît mariée à une femme Noire.  

Un doctorant de l'université de Minnesota précise que son but est de pratiquer « une subjectivité rigoureuse » : « Mon enquête – conduite en lisant mes textes personnels que j'ai écrits de 1991 à 2017 et en les mettant en relation avec la théorie sur la suprématie blanche, le patriarcat et la prééminence professorale a confirmé que j'ai promulgué la suprématie blanche depuis mon enfance. » De son côté un spécialiste de « transarchitecture », avertit que son article se base sur « son intense fréquentation d'un club gay ». 

[ Voir un site français« La pensée queer en architecture remet en cause les normes de la construction en s’extrayant d’une binarité supposée entre féminin et masculin, autant sur le plan esthétique que dans la fonctionnalité du bâti» https://thegoodlife.fr/architecture-queer/  ]

 

Autre caractéristique du chercheur US : il échappe à l’isolement où peut le jeter sa subjecivité intellectuelle par une pratique  du vivre-ensemble telle que l’illustre un certain nombre d’universités prestigieuses, vitrines du communautarisme réjoui.

Tous ensemble, séparés

L'université́ de Columbia propose depuis 1994 des cérémonies différentes pour la remise des diplômes. Chaque communauté a la sienne. : les Amérindiens, les étudiants noirs, les Latinos,  les Asiatiques, les « FLI » (First Generation and/or Low Income), i.e. les étudiants issus de milieux modestes ou étant les premiers de leur famille à recevoir un diplôme universitaire, sans oublier les  LGBTQA + qui ont un diplôme couleur  lavande (lavender graduation). https://www.lepoint.fr/monde/a-columbia-une-remise-de-diplomes-pour-chaque-minorite-18-03-2021-2418406_24.php

Une tradition : la journée d’apartheid

Depuis les années 1970, l'université Evergreen, dans l'État de Washington organise une « journée de l'absence », durant laquelle les étudiants noirs quittaient le campus afin de mettre en évidence la place qu'en temps normal ils y tenaient.

En 2017, la « journée de l'absence » prend un nouveau tour : ce sont cette fois les Blancs qui sont priés de ne pas mettre les pieds sur le campus.

Un professeur de biologie,  Bret Weinstein, s'en émeut : « Il y a une grande différence entre un groupe qui décide volontairement de s'absenter d'un espace commun, et un groupe qui demande àun autre groupe à s'en aller. [...] C'est une démonstration de force et un acte d'oppression. » Le professeur, progressiste, soutien de Bernie Sanders, est jugé raciste. Insulté, menacé et désavoué par sa direction, il finit par démissionner. < Le cauchemar Evergreen. 

L’invité a le droit de se taire

Henry Kissinger a été réduit au silence par une centaine d’étudiants de la New York University (NYU) qui l’ont traité de «nazi» et de criminel de guerre, lui qui a pourtant fui l’Allemagne hitlérienne pour échapper aux persécutions. Les étudiants lui reprochaient d’être le symbole de la «domination blanche», par son implication, notamment, dans la guerre du Vietnam. (Le Point, 25 avril 2019)

 

Conjointement avec l’identité (d’origine, s’il faut encore le souligner) s’épanouit le cocooning auquel a droit tout étudiant dès qu’il quitte le monde réel pour passer la porte de sa fac.

 

Des étudiants fragiles

Les étudiants américains exigent qu'on les préviennent si un cours est susceptible de les offenser, en tant que minorité. Ils auront ainsi la possibilité de ne pas y assister. Un symbole -le trigger warning-, apposé sur un mur prévient du danger .

L'Association américaine des professeurs d'université est critique : « la présomption selon laquelle les élèves doivent être protégés et non pas mis à l'épreuve dans une salle de classe est à la fois infantilisante et anti-intellectuelle"

Pour ne pas se sentir humiliés, les étudiants américains ont inventé le « safe space », espace sécurisé où un groupe social homogène peut se retrouver sans craindre l'agression... ni la contradiction :  « Nombre de conférenciers invités dans des universités américaines, ont été interdits de parole par des groupes d'étudiants intolérants, au nom de leur droit de ne pas subir la « micro-agression » que constituerait cette présence sur le campus. ( Voir l’interview de Greg Lukianoff, président de la Foundation for Individual Rights in Education  https://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/10/15/31003-20181015ARTFIG00174-le-droit-de-ne-pas-etre-offense-la-nouvelle-censure-qui-sevit-sur-les-campus-americains.php

 

Et un exemple français pour montrer qu’on n’est pas en retard

20 octobre 2020, université d'Aix-Marseille. Le cours de master 2 sur « les Conflits de lois « est assuré par une professeure de droit.

Elle aborde les problèmes qui peuvent intervenir entre les lois civiles et les lois religieuses et dit : « si on naît d'un père musulman, on est musulman à vie. Une sorte de religion sexuellement transmissible, je n'ai jamais compris. On dirait du judaïsme, c'est pareil, c'est par la mère. Une sorte de MST, de RST, de religion sexuellement transmissible".

Son cours est enregistré par une étudiante. Autant dire qu’elle est cuite .

 

Le cycle Mediapart – NPA- Ligue des Droits de l’Homme-Mise en examen

Celle-ci donne l’enregistrement  à Médiapart qui le diffuse le 8/12/20 sous le titre « A l'université Aix-Marseille, une professeure de droit compare l'islam à une MST ».

Le NPA reprend l'information le lendemain et révèle l'identité de la professeure. Elle est alors l'objet de menaces de mort et mise sous protection policière. On notera que ces deux protagonistes ne mentionnent pas que le judaïmsme a été cité. Il faut bien choisir la victime officielle.

La Ligue des droits de l'Homme intervient et saisit le procureur de la Republique pour propos "antisémites et islamophobes". < France3 . Michel Tubiana, président d'honneur de la LDH, déclare à l'AFP : « Sur l'enregistrement, on a été assez ahuris par ces propos qui sont une injure en raison de la religion",

Sur l’ahurissement du susdit,  l'avocat de l'enseignante a clairement répondu : « Il n'est pas nécessaire d'être docteur en théologie pour savoir que la religion juive se transmet par la mère et la religion musulmane par le père ».

La professeure explique lors de son audition « qu'il n'y a pas de religion transmissible par le sang, c'est une question de volonté libre et quelle que soit la religion. » Elle souligne avoir voulu questionner la notion de liberté de conscience auprès de ses élèves.

Mais peut-être y a-t-il là précisément aujourd'hui quelque chose d'indécent.

 

La sensibilité contemporaine ne tolère pas ce qui peut déplaire. Ainsi le ressent ait cette étudiante, dont les propos sont rapportés par Médiapart : «Si ce n'est pas en cours avec mes professeurs que je me sens en sécurité, où puis-je me sentir en sécurité ? » Elle raconte avoir été tellement choquée par les propos de son enseignante qu'elle n'en a pas dormi de la nuit. Décidémnt, on n 'est bien nulle part !

Ils sont déjà bien américanisés et n’auront pas de souci avec les migrants universitaires US.

Et que Dieu bénisse la France, comme i’ disent là-bas !

 

 

 

 

27 novembre 2024

Chronique de la haine ordinaire

Manifestation contre les violences sexistes et sexuelles

Chronique de la haine ordinaire du 23 novembre 2024

Tout le monde était là.

Dans la joie d’être réuni, bravo à la Drum Team féminine. Dans la monstration, respect aux hectomètres carrés de drapeaux qui auraient ravi les dignitaires de la Place Rouge.  

Dans l’indifférence à la cause des femmes aussi, si on en croit les douteux slogans provenant du carré pro-palestinien qui visaient « l’ennemi sioniste » et ignoraient les violeurs et harceleurs qui sévissent ici et maintenant. Cette manifestation n’était pas la leur. Ils se la sont appropriée. On peut regretter qu’ils n’aient pas évoqué les femmes yezidies, kurdes, les lycéennes nigérianes enlevées par Boko Haram…etc.

 Un oubli, très certainement.

Pour les Israéliennes violées, mutilées, abattues, on ne peut que louer la dignité de leur silence : pas un éloge de leurs bourreaux. Quelle sérénité ! Mais quoi ? Est-ce que l’équarisseur s’épanche sur la carcasse qu’il débite, est-ce que les Cinquante du procès de Mazan s’inquiétaient de Gisèle Pélicot, est-ce que le Dr Mengele s'effarouchait des réactions de ses victimes ?

En vérité, soyons honnêtes, les femmes palestiniennes étaient invoquées dans ce cortège,   non pas comme victimes de harcèlement, de violences sexuelles puisque, comme chacun le sait, la domination patriarcale ne peut être qu’occidentale. Hommes et femmes sont dans une stricte égalité en Iran, Syrie, Irak, etc. Et Lgbt et queers aspirent à y vivre si on les suit bien.

Bref, les slogans dénonçaient les habituels « sionistes ». Pour saisir l’argumentaire néo-féministe qui sous-tend ces discours, il suffit d’écouter deux jeunes femmes questionnées par un journaliste du Figaro.

La première, Sophie 20 ans, affirme que  «le viol est utilisé comme arme de guerre partout dans le monde [ce qui  l’incite ainsi à «parler des Palestiniennes au même titre qu’on parle de Gisèle Pelicot». La seconde, a le mérite d’être plus explicite : «C’est hyper important que la cause palestinienne soit représentée aujourd’hui. Il n’y a pas de féminisme sans intersectionnalité», estime Anna, 19 ans. »

Deux mots d’explication, quand même. Ce concept est né sous la plume de la juriste et universitaire Kimberle Crenshaw, en 1989. Elle entend alors analyser la situation des femmes noires subissant une double oppression de genre et de race

Elle explique sa démarche dans   un article de droit écrit en 1989 , où elle explique pourquoi pourquoi les femmes noires ont du mal à faire reconnaître par la justice les discriminations qu'elles subissent au travail. 

« En droit américain, les victimes de discrimination doivent choisir le fondement de discrimination sur lequel elles vont engager leurs poursuites: le sexe ou la race par exemple. Or, cette contrainte joue contre les Noires.[...]

 En effet,  «si elles se présentent comme victimes de discriminations fondées sur le sexe, les juridictions les déboutent en soulignant que d'autres femmes (blanches) ne rencontrent pas les difficultés dont elles se plaignent. Si elles se présentent comme victimes de discriminations fondées sur la race, les juridictions les déboutent en soulignant que d'autres Noirs (des hommes) ne rencontrent pas les mêmes difficultés qu'elles ». ( Stéphanie Hennette-Vauchez, colloque consacré à l'intersectionnalité).

Concept US importé avec des effets redout ables :  l’intersectionnalité à trois pattes – par ordre d’importance- : la discrimination de race, sociale, de genre. Pour avoir des exemples en France, se reporter à  Adieu, le féminisme Chronique d'un suicide programmé.   http://midsky.canalblog.com/archives/2021/06/07/39005766.html

 

Continuons notre périple dans la manif’.  Des rumeurs apparaissent : il faut accélérer «Ça va chauffer derrière. » Que se passe-t-il « derrière » ? Derrière nous, un espace d’une cinquantaine de mètres. Qui faut-il craindre ? En s’approchant, on s’aperçoit qu’un cordon de policiers  -une quinzaine- sans casque, les encadre. De plus près, on se rend compte qu’il s’agit d’un carré de 100 à 200 personnes du mouvement « Nous vivrons ». On comprend alors que la police n’encadre pas mais protège par une distance de sécurité, à l'avant et à l'arrière, les femmes juives qui entendent rappeler le souvenir des femmes israéliennes violées, torturées, abattues le 7 octobre. Sur le trottoir, à leur hauteur, une dizaine de personnes,le visage fermé, haineux, arborant pour certains l’autocollant NPA, les photographient ou les filment, pour des raisons qu'on suppose malveillantes… Les mêmes peut-être qui les avaient violemment exclues de la manifestation féministe du 8 mars 24.

 

Photo prise le 23 novembre 2024, lors de la Manifestation contre les violences sexistes et sexuelles !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut lire :

Le corps de la femme est un champ de bataille 

http://midsky.canalblog.com/archives/2024/02/12/40202212.html

+++

Seduction et galanterie en période hostile

http://midsky.canalblog.com/tag/seduction/

13 mai 2021

APPROPRIATION RÉUSSIE !

APPROPRIATION RÉUSSIE !
Appropriation culturelle réussie ! Le Breton Xavier Marabout a joint de son pinceau le Belge Hergé et et l’Américain Edward Hopper. Procès évidemment de la part des descendants de Tintin. Mais la justice a estimé que la création artistique pouvait librement...
Publicité
5 mars 2021

Militer/ enseigner. Délires universitaire (une suite)

Militer/ enseigner. Délires universitaire (une suite)
Militer/ enseigner. Délires universitaires (une suite) « Peut-on mener des recherches militantes dans les universités ? »Telle est la question que se pose Irène Pereira, Professeur de philosophie, chercheuse en philosophie et sociologie, Université Paris-Est...
4 mai 2020

30 Incendie: Femmes 126-Hommes 5/ 4 mai 1897

30 Incendie: Femmes 126-Hommes 5/ 4 mai 1897
30 Incendie: Femmes 126-Hommes 5/ 4 mai 1897 En un temps où la sécurité sociale et l’Etat- Providence n’étaient même pas un rêve, seule la charité publique pouvait venir en aide aux pauvres. Ce 4 mai 1897 est organisé le Bazar de la Charité dans la cour...
23 septembre 2020

34 Mary, le monstre et le dernier homme

34 Mary, le monstre et le dernier homme
34 Mary, le monstre et le dernier homme Mary a 17 ans lorsqu’elle quitte la maison familiale et s’enfuit avec son amoureux. Elle est belle, intelligente, tenace. A quinze ans, son père, William Godwin, la décrivait comme « audacieuse ». Il était en partie...
22 juin 2020

32 Victoria Bateman, économiste, féministe, nue.

32 Victoria Bateman, économiste, féministe, nue.
32 Victoria Bateman, économiste, féministe, nue. Professeure à Cambridge dès l’âge de trente ans, cette spécialiste de l’histoire de l’économie est un Ovni. Son dernier ouvrage The Sex Factor (mai 2019 -pas encore traduit en français) tente de répondre...
30 avril 2019

17 Femmes du 1er mai 1891 à Fourmies

 17 Femmes du 1er mai 1891 à Fourmies
17 Femmes du 1er mai 1891 à Fourmies Le 1ermai 1891, la manifestation ouvrière de Fourmies (Nord) se termine dans le sang : en quelques instants, neuf morts, trente-cinq blessés sont atteints par les balles des soldats. La revendication essentielle du...
19 mars 2019

12 Sohie Scholl, la rose blanche décapitée

12 Sohie Scholl, la rose blanche décapitée
Sophie Scholl, la rose blanche décapitée Le 22 février 1943, trois jeunes gens entre 22 et 25 ans sont exécutés. Sophie Scholl, la jambe cassée après son interrogatoire par la Gestapo, est traînée sur l’échafaud et décapitée ainsi que son frère, Hans...
11 février 2019

7 Rosa Parks

7 Rosa Parks
7 Rosa Parks. Une femme s’assoit, un peuple se lève. Une femme de 42 ans, après sa journée de travail, monte dans le bus qui va la ramener chez elle. Elle est fatiguée, elle a passé la journée à coudre des vêtements. Elle s’assoit. Le chauffeur lui demande...
23 novembre 2018

Un féministe chrétien en l'an I

Un féministe chrétien en l'an I
Un féministe chrétien en l'an I Compte-rendu du livre de Christine Pedotti : Jésus, l’homme qui préférait les femmes, Albin Michel, 2018. Christine Pedotti se livre à une nouvelle lecture des Evangiles. On ne trouvera pas dans son étude une remise en...
21 septembre 2025

Qu’aurait-il fallu faire le 8 octobre 2023 ?

 

Qu’aurait-il fallu faire le 8 octobre 2023 ?

Petite mise au point à l’intention de M. Macron et de ses amis palestinistes sur l’anniversaire du 7 octobre et la reconnaissance d’un état palestinien.

Les terroristes du 7 octobre et leurs soutiens vont pouvoir se réjouir : ils ont trouvé la bonne méthode pour arriver à leur fin qui  justifie désormais tous  les moyens. Comme le dit Rima Hassan, la lady Gaza de LFI : « C’est un mode opératoire terroriste, mais c’est comme les Algériens lorsqu’ils font péter des cafés de Français en Algérie. » Comprenne qui voudra le bien-fondé de la justification !

Les acteurs de ce « mode opératoire » ont sciemment  mis en œuvre la pensée maoïste qui voit l’armée « comme un poisson dans l’eau » en oubliant que l’eau regorge de plancton qui fera, sans un mot,  les frais du conflit. Le silence sied aux civils derrière lesquels les susdits acteurs se cachent.

Donc, le Hamas, qui n’affectionne pas le plancton aura bien raison de se réjouir. Quant aux politiques de haut niveau qui les soutiennent, ils manifestent une grande inconséquence eu égard aux attentats islamistes dont leurs pays respectifs ont été victimes. Les rafaleurs de civils, violeurs,  tortureurs, kidnapeurs seraient bien sots de ne pas réitérer, ici ou là,  le « mode opératoire » qui leur réussit si bien.

Mais tout cela était prévu par ceux qui, dès le 8 octobre,  demandaient à Israël une réplique modérée pour ne pas tomber « dans le piège ».

Rappel – chiffres approximatifs- :  Environ 1200 morts (hommes, femmes, enfants)  le 7 octobre ; 250 otages menés à Gaza. A titre de comparaison, rapportés à la population française (environ sept fois plus nombreuse que l’israélienne) : la France aurait compté 8400 morts et 1750 otages.

On peut se demander quel genre de réplique modérée auraient pratiqué la Russie ; la Chine, l’Iran, les Etats-Unis… Quant à Macron, il  aurait déploré tant de violences et créé une Haute Commission de Défense chargée d’élaborer un rapport circonstancié…

Et vive le siècle qui vient où les politiques s’appliqueront à suivre le vent qui tourne, les sectaires à hurler avec les loups, les fanatiques à œuvrer avec l’assentiment des premiers et  les requins à bouffer le plancton dans la paix du monde.

Les belles âmes ne sont troublées que par le sort palestinien.

Rares sont les pétitions et manifestations pour défendre les Kurdes, empêcher la déportation de 100 000 Arméniens du Haut- Karabagh, aider les Yézidies condamnées à l’esclavage sexuel, rapatrier en Ukraine les 20 000 enfants enlevés par les Russes ( Time, 28 juillet 2025), sauver les 276 lycéennes nigérianes enlevées en 2014, par les islamistes de Boko Haram comme  les 400 lycéens (2020) ; les unes pour être  mariées de force, les autres pour devenir soldats …

« Le gouvernement avait le choix entre la guerre et le déshonneur ; il a choisi le déshonneur et il aura la guerre » aurait dit Churchill, après Munich. Idem de nos belles âmes. Elles ont le déshonneur ( que leur importe !) et le plancton sera au menu.

29 mars 2025

circulez.rien-a-voir

Mélenchon: Circulez. Rien à voir.

Mais pourquoi Mélenchon a-t-il tenu à passer pour un ignare dans l'affaire de l'affiche?

« On n’est pas au courant, on sait pas, d’accord ? »(meeting de Rennes)

Le fait a été largement diffusé : une caricature d’Hanouna aux caractéristiques fortement antisémites est produite par LFI. Elle évoque furieusement les affiches de propagande nazie d'une époque que certains regrettent.

On essaiera de comprendre pourquoi JLM veut se faire passer pour le benêt de service qui ne savait rien. 

Rapidement, Libération observe  : «Des observateurs, bien au-delà des contempteurs de LFI, signalent que l’image reprend des codes de l’imagerie nazie des années 1940."

La première réaction, imaginée par le trio Bompard-Panot-Vannier est d'accuser l'intelligence artificielle d’avoir œuvré « à l’insu de leur plein gré »: elle travaille-sans-qu’on-lui-demande-rien, sans même qu’on puisse jeter  un regard sur le produit fini. Le député LFI Paul Vannier évoque  une « défaillance »  qu’il  attribue au logiciel Grok, développé par Elon Musk. L’auteur de la bévue est ainsi immédiatement démasqué par l'enquêteur improvisé. Les cadres évoqués par Libération sont aussi peu émus que les précédents :  Eric Coquerel et Manon Aubry parlent d’une "maladresse". Plus sérieusement, personne ne sait qui a donné le bon à tirer, ni surtout pas à quel niveau. 

Quant aux  militants, certains  s’inquiètent - bien plus que les chefs du parti: «Comment a-t-on pu laisser passer ça ?» se lamentent certains selon <Libé du 19 mars <     https://www.liberation.fr/politique/affiche-de-cyril-hanouna-lfi-senlise-dans-la-crise-20250319_KEX7CX3NNRBQNJYCEI2R5RLLHQ/

 Enfin JLM prend la parole, sur le ton qui colle désormais à son image : agressif, accusateur, méprisant. Voici un compte-rendu du récent meeting de Rennes.

« Jean-Luc Mélenchon a critiqué le «vice» de ses détracteurs avant d’accuser ceux-ci d’avoir pu voir des affiches antisémites dans leurs familles qui ne pouvaient être que des collaborateurs antisémites. Ils ont ainsi connu «la collection d’affiches d’extrême droite que leur avaient laissées leurs grands-parents». «Ah, celle-là, je la connais», singe alors sur scène l’ancien candidat à la présidentielle en référence à l’affiche controversée, avant de reparler au nom des Insoumis : «Pas de bol, nous, on n’a pas ces affiches, on n’est pas au courant, on sait pas, d’accord ?»   <     https://www.lefigaro.fr/flash-actu/affiche-d-hanouna-jean-luc-melenchon-assure-ne-pas-etre-au-courant-de-l-iconographie-antisemite-des-annees-30-20250320

Premier temps. Discréditer les accusateurs qui sont rien que des « vicieux ».  Deuxième temps, inverser l’accusation qui est soutenue en affirmant que ceux qui la portent sont des nazis antisémites. En plus simple : c’est çui qui dit qui l’est ! 

Jusque-là, c’est un sans-faute qui réjouit les aficionados, si on en croit les rires qui accompagnent le stand upper. Maître JLM n'est pas avare des procédés rhétoriques de jadis: la prosopopée et l'éthopée sont toujours efficaces!

Reste à assener la preuve qui tue. 

Et c’est là qu’on sent la faille, même si l’argumentaire est adossé à la théorie habituelle du « Nous contre eux » que chérit Chantal Mouffe. < https://midsky.canalblog.com/2024/10/lfi-spectacle-politique-conflit-nous-contre-eux.html

. JLM se laisse aller avec véhémence : « Nous, on n’a pas ces affiches, on n’est pas au courant, on sait pas, d’accord ?» On a l'impression que cette virulence s'adresse essentiellement à ses troupes, plutôt qu'à ses détracteurs. Malheur à celui qui dirait le contraire.

 Pourquoi cette balourdise insistante de faire croire à l’ignorance de celui qui est considéré, de l’avis général, comme cultivé, féru d’histoire, en particulier de cette période ? Cela doit lui coûter de passer pour un couillon. Il faut que l’affaire soit particulièrement lourde pour qu’il se défile de cette manière.  

En effet, JLM considère  comme coupables tous ceux qui n’ont rien fait pour empêcher un méfait, « tous ceux qui étant informés d’un crime, ne réagissent pas et ne font rien pour l’empêcher. Et cela même s’ils n’en sont pas directement partie prenante ni de près ni de loin géographiquement. » 

Savoir et ne pas réagir à une injustice, c'est en être responsable. Tel est le credo défendu par JLM dans ces termes. Donc, en l’occurrence, JLM ne savait pas. Point barre.

Deux précisions où la hantise de JLM se fait jour.

Cette démonstration, à laquelle il entend échapper en prétextant l’ignorance, se trouve dans un article de son blog où il évoque le procès d'Eichmann à Jérusalem < https://melenchon.fr/2024/04/19/eichmann-ou-gustavo/.   

Il avait fait déjà état de cet article  pour se défendre d’avoir comparé les méthodes du président de Lille III, qui avait interdit une de ses réunions dans l’enceinte de l’université à Adolf Eichmann – organisateur de l’extermination des juifs, pour les étourdis.

Décidément, les juifs l’obsèdent.

André Frossard: "En politique, le meilleur moyen de résoudre un problème est de nier l'énoncé" 

​Video:  https://www.youtube.com/shorts/zg-h--fBgLo?t=19&feature=share

8 mars 2022

Appropriation culturelle

Appropriation culturelle
Appropriation culturelle Etes-vous bon en appropriation culturelle ? Faites le Quizz en 25 questions ! Du vécu dramatique à « Touche pas à mon doudou ! » En deux mots : Appropriation= vol Culturel= Au sens sociologique, tout ce qui caractérise une civilisation,...
10 février 2020

S. 2/ Episode 1 Après la belle envolée du XVIIème siècle...

S. 2/ Episode 1 Après la belle envolée du XVIIème siècle...
Femmes en lutte Saison II Des oies blanches aux demi-vierges Episode 1 Après la belle envolée du XVIIème siècle... Rappel de la saison I et des articles précédents. La saison I, centrée sur Ninon de Lenclos avait parcouru le XVIIème siècle. Différents...
5 février 2019

6 On tue des femmes !

6 On tue des femmes !
En France, 16 femmes tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint depuis le 1er janvier 2019 Le Figaro. Par Jeanne Sénéchal Mis à jour le 01/02/2019 à 17h53 | Publié le 31/01/2019 à 20h19 http://premium.lefigaro.fr/actualite-france/2019/01/31/01016-20190131ARTFIG00297-en-france-16-femmes-tuees-par-leur-conjoint-ou-leur-ex-conjoint-depuis-le-1er-janvier.php...
15 février 2021

Mots d’aujourd’hui pour maux de demain ?

Mots d’aujourd’hui pour maux de demain ?
Mots d’aujourd’hui pour maux de demain ? ou Chroniques de la correctitude et du penser-facile Comment participer à une conversation « sociétale » dans une soirée où l’on ne connaît personne ? Une vingtaine de mots suffisent, qu’on peut enchaîner comme...
5 février 2019

3 Théroigne de Méricourt

3 Théroigne de Méricourt
(3)Théroigne de Méricourt « Tant que les femmes ne s’en mêlent pas, il n’y a pas de véritable révolution» Mirabeau La légende accompagne Théroigne tout au long d’une vie d’espérances, de combats, d’emprisonnements. Tour à tour « Amazone rouge », « catin...
5 février 2019

2 Olympe de Gouges

2 Olympe de Gouges
(2) Olympe de Gouges Les révolutions ne sont pas tendres avec les femmes. « La moitié du genre humain », comme l'écrivait Condorcet en 1787, reste à la place que lui désigne une tradition que les révolutionnaires ne remettent pas en question ... sauf...
22 juin 2025

Fête de la Musik, Bite à Dudule et politique partout 

Fête de la Musik, Bite à Dudule et politique partout 
Fête de la Musik, Bite à Dudule et politique partout ! Le Monde du 22 juin chronique la Fête de la musique. Il en voit deux : la première, à l’ancienne où on sort sa guitare « dans un grand acte de démocratie participative » affirme Laurent Carpentier....
16 juin 2022

Législatives Police, justice, etc.

Police, justice, etc. Raisons de voter -ou pas- pour un gouvernement Mélanchon Remarque : Ce qui suit est repris de la brochure « L’Avenir en commun, Programme de La France Insoumise pour l’union populaire ». Les caméras de surveillance et autres techniques...
14 juin 2022

Législatives 3 Raisons de voter -ou pas- pour un gouvernement Mélenchon L'Emploi

Législatives 3 Raisons de voter -ou pas- pour un gouvernement Mélenchon Remarque : Ce qui suit est repris de la brochure « L’Avenir en commun, Programme de La France Insoumise pour l’union populaire ». L’Emploi Trois domaines privilégiés pour aboutir...
13 juin 2022

Législatives 1 Quatre raisons de voter -ou pas- pour un gouvernement Mélanchon

Quatre raisons de voter -ou pas- pour un gouvernement Mélenchon Dom-Tom, géopolitique et diplomatie Remarque : Ce qui suit est repris de la brochure « L’Avenir en commun, Programme de La France Insoumise pour l’union populaire ». D’abord, l’Europe … «...
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 > >>